Ce matin-là, le soleil cognait déjà très fort. Cathy était partie au marché et moi, après avoir piqué une tête dans la piscine, je m'étais avachi sur le canapé du salon, au frais.
Maria était sur le balcon, elle arrosait les fleurs puis s'était arrêté un instant pour contempler l'horizon. Une brise s'engouffrait dans ses cheveux et à cet instant précis, je l'ai trouvée très belle. Sans penser à mal, je m'autorisais soudain à la regarder comme un homme qui désire une femme.
Elle, qui me tournait le dos, ne pouvait pas lire mes pensées qui, dans la douceur de l'été, se faisaient de plus en plus coquines. De la courbe de son mollet, à ses hanches rebondies, ses fesses charnues, sa poitrine que j'imaginais un peu lourde, les boucles de ses cheveux, mon regard se baladait sur son corps puis redescendait vers le creux de ses reins, inlassablement. Pourtant vêtue d'une petite robe légère, je l'imaginais nue, là, ses fesses tendues vers moi, sans qu'elle ne me voit. Ses cuisses s'ouvriraient d'abord l'une puis l'autre, puis très largement, dessinant des courbes parfaites, ouvertes comme un fruit, la croupe ronde et pleine m'hypnotisait. Je rêvais de me lever et de palper tant de rondeurs, de me frotter contre elle et d'y introduire ma virilité.
Douce rêverie, parenthèse estivale et fantasme secret. Mes divagations n'auront eu aucune suite, à part l'érection monumentale et mémorable qu'elle me procurât alors.