Quant à elle, F., jolie femme de la quarantaine, ne se contente pas du frisson de l'interdit : "ce que j'aime par dessus tout, c'est voir l'excitation des matteurs. Ils sont là, la queue à la main, à me reluquer sous tous les angles. Parfois, j'en laisse quelques uns me toucher, parfois, ça va même un peu plus loin".
Les voyeurs deviennent partie-prenante du fantasme des exhibitionnistes, par leur seule présence : "autant il est important que les matteurs soient respectueux de nos limites, qui peuvent changer selon l'humeur du jour, autant c'est frustrant de les voir se planquer, ne pas assumer leur statut de voyeurs". Le lieu d'exhib' devient la scène d'un théâtre étrange, dans laquelle, sans public, le comédien n'est plus rien.