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[Web Creator] [LMSOFT]
Alors, où s'arrêtera la créativité des gens du San Francisco Armory ? Sans doute pas aux frontières du virtuel, puisque déjà, Kink investit le monde de la 3D, avec 3D Kink, site dans lequel on peut soi-même s'essayer au dressage de soumis et de soumises virtuelles.

Et on se laisse aller à rêver de productions pornographiques enfin créatives, enfin habitées par autre chose qu'un regard forcément vulgaire, forcément sexiste sur l'érotisme et les relations sexuelles. Que l'on soit branché sadomaso, ou pas.
C'est là l'un des coups de génie d'Acworth : le caractère dominateur ou soumis n'est jamais essentialisé. Tout cela n'est qu'un jeu, extrême certes, mais dans lequel les rôles peuvent s'inverser. Comme au cours d'épiques combats de lutte féminine, Ultimate Surrender, au terme desquels la gagnante use et abuse de la docilité de son adversaire.

Les gays ne sont pas oubliés, et chaque concept a son pendant gay ou lesbien : Whipped Ass, pour ces demoiselles, Bound Gods pour ces messieurs.

Dernière provocation en date d'Acworth : le BDSM de rue. Dans Public Disgrace, maîtres et maîtresses trimballent une belle esclave dans les rues ou les lieux publics pour lui faire subir les derniers outrages. Et comme la parité est de mise, Kink vient de lancer Bound in Public, la version gay du dressage public.
des expériences pornos quasi-
métaphysiques, entre souffrance et plaisir
MAGAZINE - n°7 novembre 2010
Et ils sont déjà nombreux et nombreuses à vouloir tourner dans les productions Kink. Car Acworth s'est fait un nom dans le milieu BDSM, un nom associé à une éthique et à une esthétique. Des images léchées, dans lesquelles c'est toujours et avant tout le soumis ou la soumise qui est mis en valeur. A tel point qu'après chaque séance, il lui est demandé de s'exprimer, face caméra, sur ce qu'il ou elle a ressenti lors du tournage : ses envies, ses peurs, ses douleurs, son plaisir...

Quand Peter Acworth se lance dans le porno à la fin des années 1990, il se singularise par l'invention de machines infernales à baiser : le site Fucking Machines, fer de lance de Kink est né. Et depuis, les machines sont renouvelées et réinventées au gré de l'imagination et de l'ingéniosité des équipes de Kink.

Orienté clairement vers le sado-maso et le fétichisme, la société de production n'est jamais à cours d'idées, les sites et concepts innovants se succèdent. De Sex and Submission à Training of O, expériences pornos quasi métaphysiques entre souffrance et plaisir pour de belles jeunes femmes éprises de sensations fortes, de Divine Bitches, revanche féminine des expériences SM, à TS Seduction, son pendant "shemale",  les acteurs et actrices de Kink - souvent des habitués - alternent entre des rôles de dominateurs et de soumis.
Kink : esthétique de la douleur

On a déjà eu ici l'occasion de dire tout le mal que l'on pensait du manque d'originalité et de créativité des productions pornos. Avec Kink, le studio de production de Peter Acworth, on en a pour nos préjugés.
San Francisco, la ville réputée la plus tolérante des Etats-Unis. La ville des hippies, la ville des gays et son festival Folsom Street Fair, dédié au cuir et au fétichisme. Nous sommes au San Francisco Armory, un ancien complexe militaire, classé aux monuments historiques, et occupé depuis 2006 par Kink, la société de production de Peter Acworth, nouveau magnat du porno alternatif.

A l'étage supérieur se tournent les épisodes de plus en plus suivis de la dernière création de Kink, The Upper Floor : des soirées BDSM au cours desquelles soumis et soumises exposent publiquement, et en direct sur internet, leur docilité aux yeux du monde.
visitez Divine Bitches
visitez Public Disgrace
visitez Sex and Submission
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