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oui, les gens, hommes et femmes,
aiment le sexe (Pascal, 32 ans)
ça a été une révélation, un monde nouveau
s'est ouvert à moi ( Joëlle, 37 ans)
Léa (femme, 22 ans)
Quand j'entends mes copines s'emballer parce que leurs mecs mattent les nanas dans la rue, ça me rend dingue. Moi, quand je vois une fille qui pourrait lui plaire, je lui balance un coup de coude, pas pour l'engueuler, mais pour m'assurer qu'il l'a aussi repérée. On ne tente jamais rien, mais ça m'excite drôlement de partager ça avec lui. Ça fait marcher la boîte à fantasmes.
J'ai cru au début que j'aurais du mal à le voir avec une autre femme, mais ça me réjouit, ça décuple le plaisir que je prends avec mon partenaire du soir.
Paul et Soraya (couple, 44 et 42 ans)
Notre vie de couple allait bien. Notre vie sexuelle aussi. Nous ne nous sommes pas inscrits à un chat libertin pour casser une quelconque routine, ni pour voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Une envie partagée, c'est tout. Le plus dur n'a pas été de franchir le pas, mais de s'autoriser à en parler l'un à l'autre. Cela remonte à 5 aujourd'hui. Les enfants devenaient grands, nous étions un peu plus libres de nos mouvements.
Aujourd'hui le bilan est vite fait. Tous les couples d'amis de nos âges avec qui nous avions évoqué le sujet et qui réprouvaient fortement la simple idée "d'aller voir ailleurs" sont séparés. Le démon de midi de monsieur, les tentations de cougar de madame...
Et nous, nous sommes plus complices que jamais. Et pas seulement sur le plan sexuel.
MAGAZINE - n°8 décembre 2010
Avec celui qui allait devenir mon second mari, ça a tout de suite été très différent. Là où le premier était appétit, lui était gourmandise. Je ne sentais pas chez lui un besoin mais du désir. C'était toujours différent, et il n'était pas obsédé par l'idée du coït. J'adorais, mais je me demandais tout de même s'il n'avait pas un problème, s'il était réellement un "vrai homme".
Quand nous avons commencé à fréquenter les clubs, puis les soirées libertines, nous avons opté pour le mélangisme, et je me suis vite rendue compte que beaucoup d'hommes n'éprouvaient pas ce besoin de "limer" pendant des heures, de posséder leurs partenaires. Ça a été une seconde révélation. Un monde nouveau s'est ouvert à moi.
Et maintenant je pense qu'une fille qui "ne se respecte pas", c'est davantage une fille qui use de sa sexualité par intérêt, plus que par envie ou désir.

Pascal (homme, 32 ans)
J'ai toujours pensé que j'avais peut-être un problème. Je pensais très, très souvent au sexe. A l'adolescence, après tout, c'était normal. Mais après...
Je n'ai jamais bien compris pourquoi regarder les seins ou les fesses d'une femme était moins respectueux que de regarder ses yeux. Mon sens de l'érotisme n'a jamais rien eu de sexiste ou de consumériste. Et pourtant, je sentais poindre comme une culpabilité étrange, dont je ne comprenais pas la raison.
Je voyais bien que les filles avec qui je sortais appréciaient aussi le sexe. Mais il pesait comme un tabou sur les plaisirs horizontaux.
Et puis, ma chérie et moi, nous nous sommes lancés et avons commencé à fréquenter les clubs échangistes, les soirées libertines privées. Quelle libération ! Oui, les gens, hommes et femmes, aiment le sexe. Le tout est de l'assumer.
Libertinage : la vie rêvée des démons

Dès lors que l'on parle libertinage, on évoque très vite les problèmes que peuvent générer ces pratiques.
Quatre témoignages positifs, histoire de parler aussi des (arrières-)trains qui arrivent à l'heure.
Joëlle (femme, 37 ans)
J'ai reçu une éducation très ouverte, mais en même temps plutôt rétrograde sur les questions de sexualité. J'ai grandi sur le mythe de la "femme qui se respecte". Et c'est vrai que je ne me suis jamais sentie poussée par un érotisme bien folichon.
Je ne comprenais pas bien pourquoi mon premier mari (qui était aussi mon premier amant) tenait tant à faire aussi souvent une chose que, moi, je trouvais répétitive. Quelques préliminaires, pénétration, orgasme (uniquement pour lui le plus souvent). On en a énormément parler, et c'est vrai qu'il a fait des efforts. Mais ses nouvelles mises en scène me paraissaient plus grotesques qu'excitantes.
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