Avec celui qui allait devenir mon second mari, ça a tout de suite été très différent. Là où le premier était appétit, lui était gourmandise. Je ne sentais pas chez lui un besoin mais du désir. C'était toujours différent, et il n'était pas obsédé par l'idée du coït. J'adorais, mais je me demandais tout de même s'il n'avait pas un problème, s'il était réellement un "vrai homme".
Quand nous avons commencé à fréquenter les clubs, puis les soirées libertines, nous avons opté pour le mélangisme, et je me suis vite rendue compte que beaucoup d'hommes n'éprouvaient pas ce besoin de "limer" pendant des heures, de posséder leurs partenaires. Ça a été une seconde révélation. Un monde nouveau s'est ouvert à moi. Et maintenant je pense qu'une fille qui "ne se respecte pas", c'est davantage une fille qui use de sa sexualité par intérêt, plus que par envie ou désir.
Pascal (homme, 32 ans)
J'ai toujours pensé que j'avais peut-être un problème. Je pensais très, très souvent au sexe. A l'adolescence, après tout, c'était normal. Mais après...
Je n'ai jamais bien compris pourquoi regarder les seins ou les fesses d'une femme était moins respectueux que de regarder ses yeux. Mon sens de l'érotisme n'a jamais rien eu de sexiste ou de consumériste. Et pourtant, je sentais poindre comme une culpabilité étrange, dont je ne comprenais pas la raison.
Je voyais bien que les filles avec qui je sortais appréciaient aussi le sexe. Mais il pesait comme un tabou sur les plaisirs horizontaux.
Et puis, ma chérie et moi, nous nous sommes lancés et avons commencé à fréquenter les clubs échangistes, les soirées libertines privées. Quelle libération ! Oui, les gens, hommes et femmes, aiment le sexe. Le tout est de l'assumer.