Côté photo (et vidéo), on oscille entre un flou artistique à la David Hamilton et les clichés plus trash du porn-art de Dahmane : quelque chose d'un contraste saisissant entre le romantisme de la prise de vue et la crudité du propos. Avec sans doute aussi quelque chose d'un peu trop convenu...
Ce qui fait bouger les lignes, ce qui bouleverse réellement le genre de cette figure de style de la fellation, c'est la prestation du modèle.
Comme si, tout à coup, la révolution du néo-burlesque, du strip-tease pour toutes, de l'idée d'une esthétique de l'effeuillage, touchait une sphère encore plus intime.
Camille ne dévore pas, elle caresse. Elle ne suce pas, elle titille. Et le fait avec un sens du rythme, de l'image, qui relève de la chorégraphie.
Elle propose tout simplement une nouvelle manière de sucer, un dépassement de la simple gâterie vers une forme d'art.
Camille est à la pipe ce que les grandes du burlesque sont au striptease de peep-show.
En attendant l'Art du cunnilingus ?