La poitrine de Vanille avait l'air douce comme de la soie. Ses deux tétons fiers pointaient dans la brise, surplombant cette coupe de fruits tropicaux et faisant naître en moi un étrange appétit. D'un rose un peu bruni, ils avaient quasiment la même couleur et la même forme que ces baies.
Je les imaginais tendres et juteux et je me pris à fantasmer sur leur gout et leur parfum. J'avais envie de les prendre entre mes lèvres, de les lécher, de les sucer pour les faire pointer un peu plus encore, de les mordre légèrement..., de respirer leur parfum, de les toucher à pleines mains puis de faire rouler ces deux petits fruits entre mes deux doigts...., j'étais totalement troublée...
Complètement captivée par la scène, je passais une bonne partie de la matinée avec eux dans le jardin, ne m'apercevant pas que mon oncle avait, quant à lui, bien remarqué mon émotion.
Mais surtout..., quel ne fût pas mon étonnement lorsque, quelques mois plus tard, je tombais sur le tableau achevé dans l'atelier de mon oncle. Il avait ajouté aux côtés de Vanille une autre jeune femme, la poitrine à nu et l'air mutin, certes sous les traits d'une tahitienne, mais je reconnus bien que c'était moi....