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Je ne pus tenir longtemps... Ce plaisir si intense eut raison de moi en quelques minutes. Dans un état second, je déchargeais alors ma semence en elle, secoué de spasmes violents puis me laissais tomber à ses côtés.

Nous sommes restés ainsi un long moment sans parler. Elle, les cheveux en bataille, garda cette position, fesses surélevées, recroquevillée sur elle-même. On aurait dit qu'elle n'osait bouger. Avait-elle eu mal ? Etait-elle choquée ou honteuse ? Elle avait l'air d'un animal blessé mais fier d'avoir combattu. Les yeux dans les yeux, je redécouvrais ma femme, forte et fragile à la fois. Je crois je ne l'avais jamais autant désiré qu'à cet instant. J'enlevais une mèche de son visage lorsqu'elle ouvrit les lèvres et prononça simplement ces mots : "Je t'aime".
MAGAZINE - n°20 décembre 2011
C'était ce soir qu'elle le voulait. Je ne sais pas si elle l'avait prémédité où si ça l'avait pris subitement. Toujours est-il qu'alors que nous faisions l'amour comme à notre habitude, elle s'approcha de mon oreille et me dit : "J'ai envie de toi dans mon cul..."

J'en avais rêvé si souvent, mais ça ne s'était jamais présenté. J'avais toujours eu envie de posséder ces fesses rondes et pleines et d'introduire ma virilité dans son trou le plus étroit, sans jamais oser le formuler directement. Et voilà qu'avec cette simple petite phrase, elle avait réveillé en moi un désir si puissant que je n'étais plus que sexe. Elle m'a jeté un regard noir et bestial et s'est retournée pour me présenter son postérieur.

J'ai approché mon sexe dur de son orifice et m'y suis introduit en prenant soin de ne pas lui faire mal. A ce jour, je n'avais connu de sensation plus délicieuse, ma verge prise dans cet étau de chaleur semblait prête à exploser. Je ne nous reconnaissais plus, nous n'étions plus que souffles et plaisirs. Mes coups de reins se faisaient de plus en plus rudes pendant que mon épouse rugissait sous mon étreinte. Entre douleur et extase, elle semblait ne plus maitriser son corps. Ses muscles se raidissaient alors qu'elle était totalement à ma merci, accompagnant ma décadanse dans ce passage étroit et brûlant.
Auguste Rodin
La Danaïde
1890
Plâtre, marbre ou bronze
Musée Rodin, Paris
Dans la mythologie grecque, les Danaïdes sont des sœurs condamnées à remplir éternellement une jarre sans fond pour avoir tué leurs jeunes époux le soir de leurs noces. La Danaïde de Rodin est, quant à elle, représentée dans le désespoir et la douleur. Epuisée par l'inefficacité de sa tâche, elle est repliée sur elle-même, la chevelure répandue, montrant son dos et sa nuque noueuse d'une sensualité extrême.
L'Oeil Erotique

Et si on regardait l'Art avec un esprit mal tourné ?
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