Ce à quoi Apollinaire se plie, en apparence au moins. Car, parallèlement à son travail chez les Briffaut, il poursuit sa publication clandestine de versions non expurgées des mêmes ouvrages. Il y a de l'éthique chez le pornographe.
Apollinaire publiera ainsi, en double, nombre d'œuvres érotiques ou très franchement cochonnes, aidé parfois par ses amis écrivains. C'est assisté de Blaise Cendrars qu'il traduit d'un allemand de circonstance le très attendu Mémoires d'une Chanteuse Allemande, œuvre tellement porno pour l'époque qu'elle existera sous le manteau, dans une traduction fidèle, en même temps que dans une version officielle.