Le rationalisme et la libre-pensée au secours du plaisir sexuel. C’est l’idée que nous défendons ici, et c’est aussi l’objet d’un essai d’Arthur Vernon.

Arthur Vernon
La Vie, l’Amour, le Sexe

Arthur Vernon
Tabou
164 pages

Le plaisir sexuel constitue le stade le plus élevé de plaisir auquel notre corps et notre biologie nous permettent d’accéder. Partant de ce constat scientifiquement validé, Arthur Vernon entreprend – rien de moins – de donner au lecteur les clés d’une meilleure qualité de vie. Et le pire, c’est qu’il y parvient, presque…

Dans la plus pure tradition matérialiste (dans le bon sens du terme) et rationaliste, Vernon s’appuie sur des découvertes scientifiques récentes (en endocrinologie notamment) pour proposer une nouvelle voie vers le bonheur, au sens hédoniste du terme. N’oubliez jamais que votre corps vous trompe et tirez partie de cette connaissance pour vivre mieux.

Cet essai, pensé et écrit à la mode cartésienne, frise parfois le manuel de développement personnel, flirte régulièrement avec le scientisme, mais déploie dans le même temps une logique implacable qui conduit le lecteur vers les questionnements de ce qu’on appelle aujourd’hui le libertinisme.

Ecartant les dogmes religieux, éclairant les normes sociales du jour de la science, La Vie, L’Amour, le Sexe ne laisse rien au hasard pour ériger le sexe libre en nouvelle règle sociale potentielle. La Vie, d’abord, l’Amour, ensuite et enfin le Sexe, autant de notions mises sur le grill de la pensée rationaliste et hédoniste de Vernon avec, il faut bien le reconnaître, un certain brio.

On pourra éventuellement regretter que certaines des conclusions de l’auteur n’aient été davantage étayées par l’ouvrage lui-même, alors même que Vernon s’attache à démontrer méthodiquement, tout au fil du livre, chacun de ses propos.

A l’arrivée donc, un essai en forme de manifeste, une invitation à la libération érotique, une remise à plat habile de tous les concepts de la libre-pensée, qui se révélera utile à tout esprit rationnel tenté par la liberté.