Les seins, quel sujet peut-il être plus intéressant que de peindre ou de sculpter des seins ? Instinct primaire ? Attirance pour la douceur et la rondeur ? A bas la corbeille de fruit et vive les poitrines dévêtues !

La forme parfaite, ou plutôt les formes parfaites tant il y en a de genres et de types différents…. Ce galbe qui parait répondre à une géométrie plus qu’élaborée, suit simplement des principes de physique élémentaire. Les seins, sujet d’étude pour les artistes, sujet passion, sujet plaisir, pour les peintres, les sculpteurs mais aussi surtout pour le spectateur qui se délecte, en toute innocence, de ces rondeurs dévoilées.

Ici, un échantillon de ce qui s’est fait de notoire en matière de bustes féminins offerts à vos yeux coquins.

Tom Wesselmann – Grand nu américain n°99

Le soleil au zénith, tes p’tits seins de bakélite, qui s’agitent…..Pas pudique la starlette ! Et pourtant vous remarquerez la trace du maillot…. Paradoxal, volontairement vulgaire et tape à l’œil, la blonde séductrice exhibe ses tétons turgescents qui pointent vers le ciel sans complexe.

Wesselmann seins

Tom Wesselmann – Grand nu américain n°99
1956 – Huile sur toile
Collection MG Neumann, Chicago

La jeune femme sans regard, lèvres écarlates, entrouvertes, laissant s’échapper des vapeurs de tabac nous allume, manifestement. Et ces seins ! Fiers, fermes et juvéniles, ils sont délicieusement indécents.

Louise Bourgeois – Eyes

« J’te jure qu’elle m’observe. Elle n’arrête pas de me regarder avec ses seins… ». Cette paire de globe là, qu’ils soient oculaires ou mammaires ne nous lâchent pas du regard, et c’est bien souvent cette impression que l’on a face à une poitrine arrogante, à des tétons dressés ou à la transparence d’un tissus.

Louise Bourgeoise artiste nichons

Louise Bourgeois – Eyes
1998 – Granit
Battery Park, New York

Attention, les seins sont observateurs, ils vous observent autant que les regarder. Et parfois un dialogue se noue….

Ecole de Fontainebleau – Gabrielle d’Estrées

Qui ne connait pas cette œuvre ? Shocking ! Des lesbiennes au Louvre ! Mais non, elles sont sœurs…. Aaah nooon, mais c’est dégueulaaasse ! Pour vous la faire courte, la duchesse de Villars pince le téton de Gabrielle pour figurer que celle-ci est enceinte. Drôle de manière d’annoncer au monde qu’on va être tata.

gabrielle d'estrées art

Portrait présumé de Gabrielle d’Estrées
et de sa sœur la duchesse de Villars
1594 – Huile sur toile
Musée du Louvre, Paris

Il en reste une toile énigmatique où apparaissent deux paires de seins dévoilées, quasiment au même niveau, se ressemblant même fortement, et ce geste, quel geste ! Déstabilisant.

Alexandre Cabanel – La Naissance de Vénus

Mais quelle coquine ! Alanguie sur l’écume, la jolie rouquine nous offre à voir son magnifique corps de jouvencelle. Le bras recouvrant une partie de son visage, on devine un petit sourire et un regard mutin. Sa peau laiteuse semble d’une douceur voluptueuse, sa posture est une invitation. Mais bordel, barrez-vous les angelots, on aimerait bien être tranquilles !

cabanel poitrine vénus

Alexandre Cabanel – La Naissance de Vénus
1863 – Huile sur toile
Musée d’Orsay, Paris

Les seins sont magnifiques. Une ombre inhabituelle, plutôt sur le haut du sein vu sa posture, offre un galbe troublant. Et puis la blancheur de sa peau, les tétons clairs presque effacés, la beauté de la chair…

Nobuyoshi Araki – Color bondage

Années 80-90

Aie ! Ici, on sert d’un cran. La chair est plaisir, les seins sont contenus, ficelés, maltraités mais pour le plaisir des sens et le plaisir de la vue. La jeune japonaise suspendue est la merci de qui voudra bien profiter d’elle.

araki bondage seins

Nobuyoshi Araki – Color bondage
Années 80-90

Ses seins tendus et érectiles n’attendent que les mains expertes de ses amants. La chaire malmenée, déformée mais belle, sulfureuse, érotique.