Caspar David Friedrich est l’illustre représentant de la peinture romantique allemande du 19ème siècle. Ses grands paysages froids et brumeux invitent à la réflexion dans un sentiment de solitude, de mélancolie et d’impuissance.

C’était il y a tout juste une semaine. Que de bons souvenirs ! Je nous revois avec ma femme sur la plage libertine. Un an qu’on attendait ça. C’était le paradis sur terre. On a profité comme des malades. Du sexe, du sexe et encore du sexe. La journée sur la plage, sous une chaleur de plomb, on baisait allègrement avec nos voisins de serviettes sans nous soucier du reste, et le soir, c’était reparti pour des soirées inoubliables.

Caspar David Friedrich le voyageur

Caspar David Friedrich
Le voyageur au-dessus de la mer de nuages
Huile sur toile – 1818
Kunsthalle Hambourg

Je repense à une après-midi en particulier, celle de notre rencontre avec Jean et Nadine. Elle avait un corps magnifique, de ceux que j’aime, un corps plein, des seins, des fesses, un petit ventre rebondi. Son mari semblait beaucoup plaire à Judith. Le soleil tapait encore fort mais l’heure où les ombres s’allongent se rapprochait, tout comme nos serviettes des leurs. Judith s’est assise tout prêt de Nadine qui l’a accueillie d’un baiser langoureux. Puis nos corps encore chauds d’une après-midi cuisante se sont mêlés.

C’était il y a une semaine. Depuis, mes beaux-parents nous ont appelés nous proposant de les rejoindre dans les Alpes. Ma femme n’a pas su décliner l’invitation. Du moins, elle n’a pas trouvé d’excuse valable.

Et nous voilà donc à la montagne. Il fait un temps de chien et tout le monde est couvert des pieds à la tête. Génial.

 » Martin ! Mais qu’est-ce que vous faites ? On vous attend pour redescendre en téléphérique ! »

Putain, fais chier.