César est un sculpteur français du XXème siècle faisant partie du groupe des nouveaux réalistes. Il est surtout connu pour ses compressions qui ont conduit à la création du célèbre trophée du cinéma portant le nom de l’artiste.

C’était au village naturiste. Nous sommes entrés dans le cinéma sans trop savoir ce que nous allions y trouver. Quelques rangées d’hommes regardaient le porno qui était diffusé sur le grand écran. Il n’y avait aucune femme. Sauf moi. Et j’ai bien senti la tension monter d’un cran lorsqu’ils se sont aperçus de ma présence.

César érotique

César / Expansion n°14 (1970)
Coulée de polyuréthane expansé, stratifié et laqué
Centre Pompidou

Nous nous sommes calmement glissés dans le rang, comme dans un vrai cinéma, sauf que là, chaque homme avait son sexe dressé à la main. Je me suis assise à côté d’un homme au hasard. C’était un black qui avait l’air assez imposant. Il m’accueillit avec un sourire à la fois ravi mais aussi un peu gêné.

J’ai sorti mes seins que mon gourmand de mari n’a pas tardé à dévorer. Les hommes qui nous entouraient avait bizarrement détourné leur attention du film dont il ne restait plus que l’ambiance sonore. Ce spectacle vivant semblait beaucoup plus les intéresser…

Puis j’ai tendu ma main vers le sexe d’ébène qui se dressait à ma gauche. Il était dur et chaud.

Ma main l’a caressé doucement comme pour l’apprivoiser. De l’autre main, je branlais mon mari. Personne ne disait mot. L’homme se laissait faire sans chercher à profiter plus de moi. Sans doute avait-il peur de me voir interrompre cette douce caresse.

Je sentais son plaisir arriver. L’homme, le souffle court, s’est raidi d’un coup et a déchargé de longs jets de foutre chaud. Cette éjaculation ne semblait jamais vouloir prendre fin. Le liquide blanc, opaque et épais se déversait en flots sur ma main dans une quantité incroyable. A la fois fière et stupéfaite, je restais estomaquée. Je n’avais jamais vu ça.