Nous poursuivons nos voyages érotiques autour des curiosités érotiques du monde avec un saut de puce vers la région de Naples, où le visiteur coquin découvrira avec délice les merveilles érotiques – et même porno – de l’antiquité latine de la cité de Pompéi.

On connaît tous l’histoire : en ce jour d’été de l’an 79, une éruption du Vésuve tout proche ensevelit les cités de Pompéi et Herculanum, figeant le temps sur ces villes florissantes. Ce n’est qu’au XVIIème siècle que Pompéi, cachée jusqu’alors derrière sa gangue protectrice, fut redécouverte dans un état de conservation inattendu.

pompéi porno villa vettii

fresque murale – Villa Vetti

Et qu’elle ne fut pas la surprise des « archéologues » de l’époque de découvrir que les anciens Romains, portés aux nues depuis des générations, étaient en fait de fieffés obsédés sexuels. Car, grâce à l’étonnante conservation des ruines de la cité romaine, on découvrit des merveilles d’érotisme et de pornographie, qui font encore pâlir bien des censeurs de notre époque.

Fresques érotiques et porno à la Romaine

Alors qu’au XVIIIème siècle, d’éminents savants se penchent sur l’excavation de la ville, ils découvrent des centaines de dessins sur les murs de la cité. Des graffitis romains, en somme, qui ornent les rues de Pompéi et Herculanum de motifs parfois grivois, parfois carrément pornographiques.

Mais ce qui retient encore plus leur attention, c’est la multiplication des fresques à l’érotisme plus ou moins explicite, qui tranche avec l’idée qu’ils se faisaient de la Rome antique. Déjà qu’à Herculanum, les fresques érotisantes aux thèmes mythologiques telles que Diane au Bain, ou celle du supplice de Dircé, avaient choqué les chercheurs… Pensez ! Celles des villas de Pompéi leur ont fait totalement tourner la tête !

Pompéi porno - Hermès Priape

Rien que celles retrouvées dans la Villa des Vettii, une honorable et influente famille de la cité, avaient de quoi choquer la très catholique Italie du Sud. Et si l’on fut indigné des antiques coïts qui y étaient représentés, ce n’était que peu de choses au regard de L’Hermès-Priape et de son chibre monstrueux !

Les lieux de plaisir à Pompéi

Mais nos prudes archéologues n’avaient encore rien vu. Car si les murs de la ville et les maisons privées apparaissaient à leurs yeux comme des lieux de débauche indécemment décorés, ils n’allaient certainement pas se remettre de la visite du lupanar de Pompéi et les positions acrobatiques qui y étaient représentées.

pompéi porno lupanar

Mais – heureusement sans doute pour les chastes chercheurs des siècles précédents – ce n’est que lors de la seconde moitié du XXème siècle que furent retrouvés les thermes suburbains, dont on ne sait encore que mal la fonction. On suppose que les marins de passage venaient s’y laver et, accessoirement, y trouver quelques plaisirs fugaces.

Pompei érotique - thermes

C’est pour cette raison que les motifs pornographiques qu’on y a trouvés par dizaines semblent avoir été à la fois une façon de se repérer dans l’établissement en même temps qu’un catalogue des services proposés. Quoi qu’il en fut, le visiteur passionné d’antiquité n’a pu visiter ces thermes là qu’après une longue, longue expertise….

Cachez cette Rome que je ne saurais voir

Car le débat sur l’opportunité de faire connaître au grand public cette facette de la vie antique ne s’est jamais totalement refermé. A peine avait-on excavé quelques unes des pièces maitresses de cet Enfer pictural antique qu’il a fallu, au musée archéologique de Naples, les dissimuler dans un cabinet secret, véritable débauche de représentations pornographiques et érotiques à tenir bien loin du public.

antiquité porno - cabinet secret

De Pompéi, Herculanum ou d’ailleurs, il fallait tenir le peuple le plus éloigné possible de cette preuve du vice de l’antiquité : scènes zoophiles, collections de phallus, fresques érotiques, la civilisation moderne ne s’en serait pas remise !

Sauf pour Garibaldi qui exigea qu’on exhume à nouveau ces pièces « pour les faire observer quotidiennement au public ». Puis le fascisme se chargea de les cacher à nouveau, et ainsi de suite jusqu’au début des années 2000, date depuis laquelle – jusqu’à présent – il est de nouveau possible de contempler ces témoignages de la vie sexuelle des anciens Romains.